
Le Centre culturel et touristique du vin ouvrira ses portes en 2014. Sous une apparence futuriste, les visiteurs partiront pour un voyage à la découverte du monde du vin…
C’était le 16 mai dernier. Architectes, scénographes et porteurs du projet levaient le voile sur le futur Centre Culturel et Touristique du Vin qui doit émerger aux Bassins à flots à l’emplacement même de l’actuelle fourrière. L’ouverture est programmée pour 2014. C’est finalement une agence parisienne d’architectes, X-TU qui a remporté, parmi 113 candidats, le concours international lancé en décembre 2010 par la mairie de Bordeaux. Résultat : une « ellipse du vin qui tourne dans le verre ». « L’idée motrice est d’avoir, dans la ville de Bordeaux, un grand équipement qui soit consacré au vin, mais pas de la manière dont cela s’exprime dans les propriétés viticoles », explique Philippe Massol, le directeur du projet qui évoque plutôt « un grand voyage » à la découverte des différentes civilisations du vin à travers le monde : « Bordeaux est la capitale du vin. Le centre culturel sera dans cette ville, mais évoquera tous les types de vin. Ce lieu est destiné à tous les publics ».
Le résultat architectural est un bâtiment aux allures futuristes, de 10 000 mètres carrés, qui disposera à sa base de trois plateaux et douze niveaux dans un belvédère dominant à 45 mètres de hauteur. « La structure disposera d’une ossature bois recouverte de deux peaux de verre en forme d’écailles aérées », explique Philippe Massol : « Le plus grand respect de l’environnement a présidé à l’étude du projet. Une membrane photovoltaïque plutôt que des panneaux a été choisie. C’est moins coûteux et plus efficace». Une opération qui reste à valider lors du conseil municipal de Bordeaux du 30 mai prochain. « C’est l’audace architecturale du projet qui nous a séduits », a déclaré Alain Juppé, président du jury, lors de la présentation du projet. Une formule hybride, mi musée, mi parc à thèmes, devrait être ainsi le futur Centre culturel et touristique du vin. Dans cet écrin aux formes ondoyantes qualifié par certains de galet, par d’autres de carafe à décanter un grand cru ou encore de champignon, le public devrait, en effet, être dépaysé. Coût de l’opération, 55 millions d’euros, cofinancé par le Feder à hauteur de 12 millions d’euros, l’Etat pour 4 millions d’euros, la CUB avec 6 millions d’euros, la ville de Bordeaux qui investit 11 millions d’euros, la Chambre de commerce et d’industrie (1,5 million d’euros) ou encore le mécénat privé avec 10 millions d’euros.
Quelque 400 000 visiteurs par an, dont 300 000 touristes, sont espérés dans ce lieu dédié aux terroirs et aux vins du monde entier. Au menu, une scénographie offrant une vision panoramique du divin breuvage, des portraits des différents types de millésimes et une salle décrite comme « polysensorielle » où auront lieu des dégustations. Le belvédère, culminant à 45 mètres du sol, devrait abriter le bar à vin le plus haut de Bordeaux. Les initiateurs du projet y voient également un « moteur pour l’économie locale ». En clair, le centre, en vitesse de croisière, devrait permettre d’injecter « 40 millions chaque année dans l’économie locale ». Quelque 750 emplois, dont 250 directs, au travers des espaces commerciaux, devraient être créés. L’occasion de créer une dynamique touristique « y compris par le biais de navettes fluviales », précisait le 16 mai dernier, le maire de Bordeaux, Alain Juppé. Un « très bon investissement », selon le président des Bordeaux/Bordeaux Supérieurs, Bernard Farges. Bref, le projet semble faire une certaine unanimité.
Eric MOREAU
http://www.echos-judiciaires.com/economie/le-vin-sous-toutes-ses-coutures-a8129.html
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