
Installé dans le Langue- doc-Roussillon, le viticu- lteur, Claude Oliver,a choisi la voie du bio en 2007. Pour « retrouver des vins plus authentiques ».
«Je ne suis pas un bio terroriste, ni un bio opportuniste. Si j'ai choisi ce mode de culture, c'est parce que j'en avais envie. Tout simplement ».
En 2007, Claude Oliver, vigneron en Languedoc-Roussillon, qui expose ce week-end, à Montluçon, dans le cadre du Salon des vins et de la gastronomie, décide d'en finir avec l'emploi massif de pesticides et de se convertir à l'agriculture biologique. Pour lui, pour ses enfants. Mais aussi pour le bien être de ses clients.
Désormais, le désherbage entre les ceps de vigne se fait à l'aide d'un outil électrique baptisé « Intercep ». L'investissement lui a coûté 16.000 ?. Quant aux sulfites, appréciés pour ses propriétés antioxydantes, sont utilisés avec parcimonie. « On a diminué les doses de moitié et on est contrôlé par un organisme indépendant qui s'appelle Ecocert », explique le vigneron. Pour les vendanges, en revanche, rien n'a vraiment changé : elles se font toujours à la main. « On a fait des efforts sur la main-d'oeuvre. On est trois à travailler sur la propriété contre deux précédemment ».
Comme prévu, le passage à l'agriculture biologique n'a pas été sans conséquence sur le rendement de l'exploitation qui est passée de 40 à 50 hectolitres à l'hectare à 15 à 20 hectolitres à l'hectare.
Claude Oliver savait à quoi s'attendre. Il n'est donc pas déçu. « On retrouve des vins plus authentiques qui ont le goût de la terre ». Pour autant, le vigneron ne vend pas mieux son vin depuis qu'il a été certifié en 2010.
« J'aurais pu en profiter pour augmenter les prix par deux. Certains l'ont fait. Pas moi ».
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